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Le travail des abeilles, une infinité de transhumances

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Le travail des abeilles, une infinité de transhumances

Message par Admin le Sam 13 Aoû - 20:16

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Le travail des abeilles, une infinité de transhumances
par Ali Habib
- Article du "Monde" paru le 22/08/01





Pierre Dassonville, le 9 mai,
dans ses ruches à Plouegat-Moisan
Sur 40 000 tonnes de miel que les Français consomment
par an, plus de la moitié est importée. Le petit monde secret des 80 000
apiculteurs de l'Hexagone a conservé ses méthodes artisanales. Et
l'activité, vieille comme le monde, est aussi sensible aux variations
météorologiques qu'aux insecticides.
SEPTEUIL (Yvelines)

Marcel Patault, presque octogénaire, et soixante années de métier
derrière lui, ne lâchera pas comme cela "ses" abeilles. Même s'il a
passé la main à son fils, qui dirige à présent l'exploitation apicole
familiale à Septeuil, un bourg cossu d'à peine deux mille habitants,
dans une zone des Yvelines préservée de l'avancée du béton, entre
Mantes-la-Jolie et Houdan. L'élevage des reines, il en fait toujours
son... miel : lever très matinal, constante inspection des "ruchettes"
(le lieu où sont élevées les jeunes reines, à l'écart des autres
abeilles), surveillance et sélection des larves, des nourrices, etc. Ce
demi-siècle de passion délicate et absorbante lui a forgé une réputation
flatteuse au sein du milieu apicole français.

Avec la sériculture (l'élevage des vers à soie), le petit monde, secret
et très individualiste, de l'apiculture est le seul exemple d'activité
où l'homme tire directement profit de l'élevage des insectes. La récolte
de miel reste toujours une tâche artisanale. A la différence des
animaux domestiques, le comportement des abeilles n'a pas pu être
modifié par l'homme, qui doit donc s'adapter à elles et non le
contraire. "Ah, ça ! ce n'est certes pas un métier de feignant. Il ne
faut pas avoir peur de faire des heures supplémentaires, dit, l'oeil
goguenard, l'ancien président du syndicat des producteurs de miel de la
région parisienne. Et puis, contrairement à ce que l'on peut penser, nos
ruchers bougent souvent puisque nous suivons le rythme de floraison des
espèces à butiner !"

Justement, son fils est parti, dès potron-minet, déplacer quelque 35
ruches de 50 000 abeilles
chacune, en bordure de la forêt de L'Isle-Adam. Elles y resteront, sans
surveillance, entre huit et quinze jours, en fonction des conditions
climatiques. Puis il faudra les ramener et, peut-être, repartir avec de
nouvelles unités pour un autre endroit mellifère. Cette transhumance sur
les lieux de forte miellée garantit à l'exploitant la diversité et la
qualité du miel récolté.

Les Patault ne se plaignent pas de ces conditions de travail. "Il en a
toujours été ainsi", assure le patriarche, qui se rappelle que son
grand-père l'avait mis en garde, lorsqu'il lui avait fait part de sa
volonté d'abandonner l'amateurisme pour se lancer dans une production
plus conséquente : "Tu ne va pas pouvoir vivre avec cela." "Voyez, le
résultat", souligne, non sans fierté, Marcel Patault.

Selon les années, l'exploitation utilise entre 700 et 800 ruches,
réparties en 25 ruchers disséminés sur des terrains de paysans amis -
moyennant une petite redevance en miel - dans un rayon de 30 kilomètres.

Visités tous les quinze jours environ, ces ruchers assurent une
production annuelle d'une vingtaine de tonnes de miel, auxquelles il
faut ajouter, depuis peu, la récolte de pollen et de gelée royale dont
la demande augmente et celle, encore très artisanale, de miel fermenté,
ou hydromel.

La production mondiale annuelle de miel a avoisiné 1,2 million de tonnes
en 1999. L'apiculture est une affaire vieille comme le monde, aiment à
rappeler ceux qui l'exercent : elle était déjà pratiquée sous forme de
cueillette au néolithique, pendant les pérégrinations des populations,
bien avant leur sédentarisation et l'apparition des premières cultures.
C'est dans l'Egypte des pharaons que l'apiculture s'est perfectionnée -
vers 2 500 avant l'ère chrétienne. Sous le nouvel Empire, en effet, les
ruches, bien qu'encore rudimentaires, devinrent plus "confortables" :
elles préfiguraient déjà, à quelque chose près, celles de notre époque.

Mais la véritable naissance de l'apiculture moderne se situe au début du
XIXe siècle. "Il y a eu une véritable révolution qui a permis à
l'apiculture de devenir une des branches à part entière de
l'agriculture", explique François Jeanne, responsable de l'Office pour
l'information et la documentation en apiculture
(Opida), créé par les professionnels. "En France, le monde apicole a
connu un fort développement dans les années 50, poursuit-il. Mais c'est
un monde très fluctuant car, mis à part les professionnels qui en
vivent, la majorité des exploitants ne pratiquent l'élevage des abeilles
qu'en appoint à d'autres productions."

Les Français sont amateurs de bon miel. Ils en consomment environ 40 000
tonnes par an. La demande dépasse largement la production nationale,
qui atteint à peine les 18 000 tonnes, et la tendance ne semble pas
devoir s'inverser. Le nombre des apiculteurs subit, en effet, une lente
érosion. Les performances de quelques professionnels, qui ont mis la
technologie au service de la qualité de leur miel, ne suffisent pas à
masquer ce recul. "Les jeunes ne veulent pas reprendre le métier de
leurs parents, parce qu'ils estiment qu'il est très difficile par
rapport au profit qu'ils peuvent en tirer", se désole Michel Béraud,
président du syndicat des producteurs de miel de France
(SPMF).
"De plus, ajoute-t-il, les producteurs étant très individualistes,
c'est une filière difficile à organiser, où le petit artisan pèse le
même poids que le gros producteur", ce qui ajoute aux difficultés pour
entamer une démarche commune.

Mais pour Michel Béraud, les perspectives d'avenir sont avant tout liées à l'évolution du marché
- "les prix du miel en vrac stagnent depuis quinze ans ; les
consommateurs ne veulent pas toujours payer le prix de la qualité, face à
une concurrence souvent déloyale des produits étrangers" - et à des
problèmes phytosanitaires, récurrents depuis une dizaine d'années. Déjà
largement affectés par les mauvaises conditions météorologiques - froid,
pluies, etc. – qui déciment et affaiblissent leur cheptel et les
rendent propices aux attaques virulentes d'un parasite, le varroa, les
apiculteurs sont unanimes pour dénoncer un autre fléau, responsable,
selon eux, de la dépopulation de leurs ruches: le
Gaucho, un insecticide agricole, produit par la firme Bayer pour traiter, en particulier, le tournesol (Le Monde du 17 novembre 2000).

"40 % des abeilles qui vont sur du tournesol traité au Gaucho
disparaissent en quelques jours: elles perdent le sens de l'orientation
et meurent sans rejoindre la ruche. Dès le lancement de cet insecticide,
j'ai sonné le tocsin en Indre, où j'ai mes ruches. On court droit à la
catastrophe écologique", s'indigne Maurice Mary, vice-président de
l'Union nationale des apiculteurs de France
(UNAF).

Le ministère de l'agriculture a bien du mal à se faire une religion,
entre la colère des apiculteurs et Bayer qui nie toute implication de
son insecticide - au chiffre d'affaires très important - dans
l'hécatombe qui frappe les abeilles. En janvier 1999, le ministère a,
cependant, suspendu le Gaucho pour deux ans, appliquant pour la première
fois le principe de précaution aux pesticides. La mesure a été
reconduite pour deux ans supplémentaires en février 2001, et Jean
Glavany a décidé d'engager une étude épidémiologique nationale "qui
n'exclura aucune question sur les causes possibles des troubles des
ruchers".



Ali Habib


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