apiculture apicole

BIENVENUS :
1 - VOUS ETES MEMBRE ENTRE.
2 - VOUS ETES VISITEUR VEUILLEZ INSCRIRE .
3 - AJOUTEZ LE BLOG A VOS FAVORITES CTRL +D .
Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Statistiques
Nous avons 281 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est Guy

Nos membres ont posté un total de 180 messages dans 156 sujets
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 2 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 2 Invités

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 17 le Lun 15 Mai - 14:38
Novembre 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  

Calendrier Calendrier

nombres de visiteurs
VISITEURS SUR LE BLOG
widgeo.net

La récolte du pollen : un débouché supplémentaire à la portée de tous

Aller en bas

La récolte du pollen : un débouché supplémentaire à la portée de tous

Message par Admin le Sam 13 Aoû - 18:28




La récolte du
pollen : un débouché supplémentaire à la portée de tous
par
Ch.
Gauthier
avec
l'aimable autorisation de la revue







Tous les apiculteurs récoltent du miel
avec plus ou moins de réussite suivant les années. Par contre, on en compte
moins de 1 sur 10, surtout dans le rang des amateurs, qui pratique la récolte du
pollen. Il n’est pourtant pas très difficile de se lancer dans cette production.
Le débouché existe et il ne demande qu’à se développer.


Quelques
rappels sur le pollen


C’est l’élément mâle des fleurs, il est pour l’abeille la seule source de
protéines. L’abeille le récolte au cours du butinage et le ramène à la ruche
sous forme de pelotes. Ces pelotes sont transportées dans les corbeilles à
pollen qui sont des dépressions situées sur la troisième paire de pattes.

La confection des pelotes reste assez complexe. La cohésion est
assurée par l’incorporation au pollen d’une petite quantité de miel apportée de
la ruche dans le jabot ou de nectar prélevé directement sur la plane butinée
ainsi que de la salive.

Ramené à la ruche, ce pollen est stocké dans les alvéoles. Il est tassé par les
ouvrières et subit une fermentation lactique, c’est le principe de l’ensilage
utilisé en agriculture.

On en retrouve en quantité plus ou moins significative dans les miels, c’est du
reste un moyen utilisé pour en déterminer l’origine florale. Relisez pour cela
les excellentes articles de Paul SCHWEITZER du CETAM de Lorraine qui paraissent
régulièrement dans l’Abeille de France.

Lorsqu’elle en a la possibilité, l’abeille fait un choix entre les divers
pollens que lui offre la nature. Certaines espèces sont plus attractives que
d’autres. Les races d’abeilles ne sont pas à égalité devant la récolte.
L’abeille noire était reconnue par le Frère ADAM comme très bonne récolteuse de
pollen.

K. KOPPLER (Inst. Für Bienenkunde – Allemagne 2000) a effectué une étude
comparative sur la récolte du pollen pour différentes races d’abeilles (noire,
Carniolienne, Italienne et du Cap). Il en ressort que notre abeille noire (Apis
mellifera mellifera
) récolte la plus grande quantité de pollen mais surtout
visite la plus grande diversité de plante. Elle est suivie d’assez près par la
Carniolienne. L’Italienne et l’abeille du Cap sont significativement différentes
et inférieures aux deux premières. Cette expérience confirme l’importance de
l’abeille noire dans la pollinisation et la conservation de nombreuses espèces
de plantes sauvages et cultivées.

On sait que le besoin en pollen est important chez les jeunes ouvrières (âgées
de 6 - 8 jours), il permet le bon fonctionnement de leurs glandes
hypopharyngiennes qui secrètent la gelée royale.

Enfin, on estime qu’une colonie récolte en moyenne 40 à 50 kg de pollen par an.
Ce chiffre peut varier considérablement. La récolte est loin d’être régulière au
cours d’une saison et même d’une ruche à une autre.

La
récolte du pollen


Principe

Elle s’effectue avec une « Trappe à pollen » dont le fonctionnement est assez
simple.

L’entrée de la ruche est obstruée par une grille comportant des trous de 5 mm de
diamètre permettant juste le passage d’une abeille. Imaginez-vous avec un ballon
de basket (la pelote de pollen) dans chaque main placée le long du corps.
Essayez de passer dans un cercle ajusté à la largeur de vos épaules. Vous
arrivez à passer mais vous perdez vos ballons !!! C’est ce qui arrive aux deux
pelotes de notre abeille qui veut rentrer dans sa ruche. Il suffit de placer un
récipient (tiroir) au-dessous pour récupérer le pollen qui tombe.

Il est nécessaire de prévoir un passage pour les mâles en pratiquant deux trous
plus importants sur la grille d’entrée.

Les différentes trappes

Deux modèles sont principalement utilisés par les apiculteurs avec certains
avantages et inconvénients :

Trappe d’entrée













Elle se fixe devant la ruche et s’adapte facilement à tous les
types de ruches.
Elle est relativement économique, il faut compter 15 à 20 ?.

Le tiroir et en général d’une capacité assez faible, il est
exposé aux intempéries, ce qui nécessite pratiquement la récolte journalière
du pollen.
C’est un modèle intéressant pour l’amateur qui veut équiper un
nombre réduit de ruches situées non loin de son domicile.

Trappe de fond













Elle est intégrée au plancher de la ruche, ce plateau reste à
l’année sous la ruche.
C’est le modèle que je préfère car le pollen est plus abrité.
On n’a pas besoin d’y aller chaque jour, le tiroir peut avoir une grande
capacité.
Ce modèle est plus cher (30 à 50 ?), il nécessite la plupart du
temps un support métallique, car on ne peut poser la ruche directement sur
des parpaings et encore moins sur le sol (en cas de transhumance).

Pose et relevage des tiroirs

L’importance de la récolte est proportionnelle à la force de la colonie et à
l’étendue de son couvain.

On équipe en général un rucher entier. Il est préférable de poser la trappe sans
grille au départ pour que les abeilles s’habituent pendant 1 à 2 jours. Je
laisse mes grilles toute la saison apicole, c’est-à-dire d’avril à juillet en
Pays de Bray (Normandie). Il n’y a pas d’inconvénients à cela, le ramassage du
pollen n’influence pas la récolte du miel. En cas de forte production de pollen,
par exemple sur colza, on réduit même les effets de blocage de ponte favorisant
l’essaimage.

Je récolte en moyenne 2 à 5 kg de pollen sec par ruche et par an. On estime à 10
% l’efficacité des trappes, sachant que les abeilles arrivent à s’y adapter et à
mieux contourner la difficulté.

Je passe environ tous les 3 jours pour le ramassage ou un peu plus en période
creuse. Il ne faut pas une périodicité dépassant la semaine car le pollen va
s’humidifier surtout si la météo n’est pas excellente. Pour la Normandie,
prévoyez ciré et paire de bottes !

L’observation de la récolte à chaque ruche donne des éléments intéressants sur
la colonie. Une forte rentrée de pollen va souvent de paire avec une bonne
miellée. Une ruche qui ne rentre rien peut être devenue orpheline. Un tiroir
avec beaucoup de larves mycosées nous renseigne sur l’était sanitaire, etc…

On s’aperçoit également que chaque ruche a ses préférences. Il y a toujours un
pollen dominant mais qui peut varier fortement d’une colonie à l’autre sur un
même emplacement. Un tiroir sera rempli de pollen noir et celui d’à côté de
jaune.

Il n’y a pas besoin d’enfumer la ruche, il suffit de rester à l’arrière pour
retirer le tiroir. Evidemment, si celui-ci est mal ajusté ou coincé et résiste à
l’ouverture, toute la ruche va bouger lors de la récolte et vos abeilles
finiront peut-être par s’énerver !!! Il faut donc bien vérifier le bon
glissement du tiroir dans la trappe. Les grilles en plastique sont préférables
aux grilles métalliques car elles ne blessent pas les abeilles. Cependant si
elles sont trop fines, elles finissent par casser ou plier lors de la pose ou du
retrait car elles sont toujours plus ou moins propolisées.

La
conservation


Le pollen prélevé dans les trappes ne peut pas se conserver en l’état très
longtemps, 1 à 2 semaines. Il existe deux méthodes pour assurer sa conservation
: la congélation et la déshydratation partielle (séchage).

La congélation

Ce procédé ne demande pas d’investissement si on possède déjà un congélateur. Il
est de plus en plus utilisé car il permet de conserver toutes les qualités du
pollen frais. Dès la récolte, on trie le pollen (cf. paragraphe nettoyage et
conditionnement), on le verse délicatement dans des sachets en matière plastique
(200 g, 500 g, 1 kg …) et on le place au congélateur à – 20°C.

Il faut le transporter dans des récipients isothermes sur votre marché et bien
doser les quantités à prendre, d’où l’intérêt de travailler sur commande quand
on le peut. Une fois décongelé, le pollen se conserve facilement une dizaine de
jours au réfrigérateur. C’est un produit qui respire, il ne faut pas le mettre
dans un récipient hermétique mais dans un bol sans couvercle.

Attention à la rupture de la chaîne du froid. Certains apiculteurs pensent que
l’on peut congeler et décongeler le pollen sans problème. Cela est vrai si la
teneur en humidité est faible (8 % d’eau), mais certains pollen en possède
parfois beaucoup plus, surtout s’ils sont restés trop longtemps dans les
trappes. Il n’est pas rare d’en avoir plus de 20 %. Il faut savoir que la
congélation provoque l’éclatement des cellules quand elles sont riches en
humidité. C’est ce phénomène qui provoque un écoulement de jus quand vous
décongelez de la viande ou des fruits.

Le séchage

Il consiste à provoquer une déshydratation partielle du pollen récolté. Ce
pollen a pu s’enrichir en eau provenant de l’humidité extérieure ou de la
condensation nocturne. Le pollen des trappes est de toute façon souvent plus
humide que le pollen prélevé directement sur la fleur, car l’abeille l’humidifie
au cour de la confection de ses pelotes.

Le séchage va amener l’humidité du pollen à 4 - 5 % par un passage à l’étuve. Il
va séjourner dans le séchoir environ 24 heures à 40°C. Il va perdre environ 20 %
de son poids.

Le séchage est la méthode classiquement la plus utilisée. Je l’apprécie beaucoup
car elle présente certains avantages par rapport à la congélation :






























réduit la fragilité des pelotes
le tri peut être effectué plus tard, en période creuse

manipulation et transport facile
pas de problèmes de stockage, il suffit d’avoir des seaux
hermétiques
conservation aisée (attention à la reprise d’humidité)

si des fourmis sont présentes dans les trappes, elles partiront
d’elles-mêmes du séchoir
à la fin de la saison, je peux très facilement brasser toutes
les récoltes et obtenir un mélange homogène avec des couleurs variées.

Le bricoleur pourra facilement se confectionner un séchoir à
plateaux. Il faut prévoir un ventilateur pour répartir la chaleur, une
résistance de chauffage et un thermostat. Il ne s’agit pas de griller le pollen,
il ne faut pas dépasser nos 40°. On trouve facilement des séchoirs à tous les
prix dans les magasins d’apiculture. Attention aux séchoirs ronds de modèle
familial ! La répartition de l’air n’est pas toujours uniforme, le séchage
parfois difficile et très irrégulier entre le tamis du bas et celui du haut.
Seul le prix est intéressant, soit environ 150 ?, à ne conseiller que pour 1
ruche ou 2. Si vous investissez, prenez directement le modèle à plateaux (ou
tiroirs). Il faut quand même compter 250 à 500 ? pour les modèles les plus
petits qui assurent le séchage pour une dizaine de ruches.

Enfin, on admet que le séchage est suffisant quand les pelotes ne se collent
plus entre elles quand on les comprime légèrement dans la main.

Nettoyage
- Conditionnement


Le pollen, qu’il soit congelé à l’état frais ou séché, devra subir un nettoyage
après sa récolte. C’est le point le plus fastidieux. En effet, les trappes
ramassent les débris les plus gros de la ruche car les abeilles ne peuvent les
évacuer du fait de la présence de la grille. Les mycoses représentent souvent la
majorité des déchets. On y trouve aussi des morceaux d’ailes, des abeilles
mortes et parfois des fourmis vivantes.

Le tri est un travail de patience car il est très souvent manuel. Si le pollen
est séché, vous pouvez le stocker en attente dans des seaux et le trier ensuite
au fur et à mesure de vos besoins.

Je verse mon pollen sec sur un cadre de bois qui comporte en son fond un
grillage à mailles fines. Ce système permet d’éliminer les poussières de pollen
ainsi que les petites grains. Il faut veiller à respecter une épaisseur
d’environ 2 cm. Ensuite, je retire les impuretés à la pince à épiler.

Pour les grosses quantités, on peut s’aider avec un trieur ou tarare. Il faut
souvent effectuer deux passages pour éliminer la plupart des impuretés mais un
dernier contrôle manuel est souvent nécessaire.

Il ne reste ensuite qu’à remplir vos récipients sans oublier la date de
péremption. On peut mettre raisonnablement 6 mois pour du pollen sec sachant
qu’il se conserve au delà à condition qu’il ne reprenne pas l’humidité.
J’utilise surtout des pots verre contenant 250 g de pollen sec, c’est ce qui
correspond aux pots à miel de 500 g.

Vente
et utilisation


On le sait, le consommateur ne connaît pas le pollen et encore moins son
utilisation. Il faut souvent expliquer que ce n’est pas une graine et encore
moins du miel. Je présente aux clients le mode de récolte et j’explique que
c’est la source de protéines pour les abeilles. Pour être encore plus simple, on
peut dire que le pollen remplace la viande pour nos avettes.

C’est un produit qui présente un grand intérêt sur le plan nutritionnel
puisqu’on y trouve un peu de tout et la plupart des oligo-éléments.

Je ne veux pas entamer l’éternelle polémique « pollen frais – pollen sec ». Il
est évident que le séchage fait perdre une partie des propriétés du pollen, mais
il en reste encore…

Au niveau commercial, il y a longtemps que je ne vends plus mon pollen sec comme
un aliment miracle ou pour en faire des cures souvent contraignantes. C’est le
meilleur moyen pour rebuter les consommateurs. Finie la cuillère à prendre le
matin, qui croque sous la dent, qu’on a du mal à avaler et qui rappelle le goût
de l’herbe sèche. Non, je produit du « pollen plaisir » qui sert à agrémenter
notre alimentation au quotidien. L’apiculteur ne vend pas son miel parce qu’il
soigne telle ou telle maladie, mais parce que son acheteur l’apprécie. Il doit
en être de même pour le pollen. Je le propose comme un condiment indispensable
pour la préparation et l’agrément de nos repas. Les possibilités d’utilisation
sont nombreuses, en voici quelques unes :

























Au petit-déjeuner, le pollen se mélange très facilement avec le
muesli ou les céréales avec du lait.
Toute salade verte ou composée voit sa présentation et son goût
renforcé si avec les petits morceaux de fromage ou de noix on rajoute nos
grains de pollen, saupoudrés comme du poivre.
Une pincée dans l’assiette de potage va apporter ce petit plus
qui rappelle étrangement la bonne soupe de nos grands-mères. Le pollen y
disparaît instantanément.
Un gâteau d’anniversaire ? Remplacez les habituelles pépites de
sucre colorées par des grains de pollen et amusez-vous à faire des motifs.

Votre enfant termine son repas par un yaourt. Les couleurs des
grains de pollen qui fondent au dessus vont l’amuser. Il va essayer
d’associer chaque couleur à une fleur. Le noir au coquelicot, le gris-vert à
la ronce en passant par le jaune doux et sucré du châtaignier …

Des invités impromptus ? Réalisez en 5 minutes un dessert qui
va les étonner : deux cuillères à soupe de fromage blanc dans une petite
assiette, un peu de confiture maison, quelques fleurs pour embellir votre
préparation, le tout saupoudré de pollen et le tour est joué. J’utilise les
fleurs de saison, il y en a même énormément de comestibles, de la primevère
à la bourrache en passant par la violette.
Je suis partisan d’associer le pollen à l’hygiène de vie
alimentaire, beaucoup de recettes sont encore à créer. Ce qui est certain, c’est
que le client ne connaît pas le pollen ou se souvient seulement d’un goût de
foin. Si on lui explique un peu la manière de l’utiliser (surtout pas en cure,
si vous voulez le revoir !) ; il sera rapidement conquis et repartira motivé
avec un pot dans son sac…

Très peu d’apiculteurs ont coutume d’indiquer l’origine botanique de leur
pollen. Pourtant, le consommateur aime à reconnaître celui-ci à partir de sa
couleur, essayez de lui indiquer les pollens dominants. Il est vrai que je
préconise le mélange, on obtient un superbe mariage de couleurs et on peut
penser qu’un pollen d’origines végétales variées a sans doute une valeur
nutritionnelle mieux équilibrée. De plus, certains pollens sont plus ou moins
sucrés ou amers, le mélange limite les goûts extrêmes.

Pour
conclure


Le pollen est une production très accessible à l’apiculteur quelque soit son
nombre de ruches. Ce produit va, j’en suis sûr, prendre de plus en plus
d’expansion si on apprend à l’utiliser. Ne ravivons pas nos mémoires à
l’évocation du mot « cure » que nombreux associent à la cuillère d’huile de foie
de morue dont nos anciens nous gratifiaient chaque jour !

Et puis, imaginez le plaisir de récolter deux fois par semaine sur vos ruches
tout en suivant leur évolution et celle de la floraison.

Le prix de vente n’est pas négligeable, il faut compter 25 à 30 ? du kilo. Le
pollen congelé se vend un peu plus cher que le sec. Les investissements du
départ peuvent être assez rapidement amortis.

La nouvelle saison apicole commence, profitez-en pour vous lancer !


Ch. Gauthier
CETA de Merval - 103 route de Maintru
76660 OSMOY-ST-VALERY


Je tiens à remercier les personnes qui ont
contribué à l’élaboration de cet article. Marc FOURNEAUX pour son accueil et
Henri BLONZ pour la qualité de ses photographies.

Pour en savoir plus :
Patrice PERCIE DU SERT, « Ces pollens qui nous soignent » (2003), en vente à
l’Abeille de France.






























Admin
Admin

Messages : 143
Date d'inscription : 27/08/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://apic.roll.tv

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum