apiculture apicole

BIENVENUS :
1 - VOUS ETES MEMBRE ENTRE.
2 - VOUS ETES VISITEUR VEUILLEZ INSCRIRE .
3 - AJOUTEZ LE BLOG A VOS FAVORITES CTRL +D .
Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Statistiques
Nous avons 281 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est Guy

Nos membres ont posté un total de 180 messages dans 156 sujets
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 1 utilisateur en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 1 Invité

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 17 le Lun 15 Mai - 14:38
Décembre 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Calendrier Calendrier

nombres de visiteurs
VISITEURS SUR LE BLOG
widgeo.net

la gelée royale taiwanaise

Aller en bas

la gelée royale taiwanaise

Message par Admin le Sam 13 Aoû - 19:22


Sous les palmiers les ruches à gelée
Made in TAIWAN
par Gilles FERT (visitez son site : reines
et livres)


Formosa la belle..........


Grande comme la Hollande, et située à 200 km des côtes de la Chine
Populaire, l’île de Taiwan anciennement Formose est un peu à l’écart des
routes du Sud-Est Asiatique.



Son isolement politique ne favorise pas les échanges. Boudée par les
touristes, et peu vantée par les agences de voyage, il faut vraiment avoir un but apicole
pour se rendre dans cette merveilleuse île tropicale véritable paradis pour producteur
de gelée royale.



La bibliographie apicole ne fait état d’aucun article ou reportage en
Français comme en Anglais sur l’apiculture dans ce pays. La découverte en est donc
totale.



Deuxième ressource agricole du
pays..........



Ils sont environ un millier d’apiculteurs professionnels pour une
population de 21 millions d’habitants à vivre de l’abeille.



Si l’excellent miel de longane (Euphoria longana) justifie une
transhumance dans le sud de l’île, c’est avant tout de la production de gelée
royale que nos collègues Taiwanais dégagent leur revenu. Cela fait de l’apiculture
la deuxième production agricole du pays à l’exportation après le thé et devant la
sériciculture et les agrumes.



La relation homme-abeille existe depuis toujours. En effet, l’abeille
locale native (Apis cerana) abonde dans l’île où l’apiculture de
cueillette faisait partie des traditions. Cette abeille locale qui par ailleurs est
porteuse du varroa mais dont elle sait limiter l’infestation par épouillage, produit
un miel très recherché et vendu 10 fois plus cher que celui produit par l’abeille
Européenne. La production à la ruche est deux fois plus faible, environ 10 kg. On
observe actuellement un intérêt de la part des amateurs pour cette petite abeille
particulièrement attachante et peu agressive. Elle s’adapte très bien dans nos
ruches à cadres, mais peut subitement déserter si on l’enfume trop. Il n’est
pas rare de rencontrer ces petites abeilles dans les nombreuses cavités des temples
bouddhistes, leur offrant ainsi un refuge de choix. Afin d’augmenter les récoltes,
c’est vers 1930 que l’abeille Européenne (Apis mellifera) fut
importée d’Italie.



La chaleur tropicale plus les 2550 mm /an de précipitation font de l’île
une tache de végétation luxuriante au milieu de la mer de Chine. Parmi les principales
plantes mellifères on observe : longane (Euphoria longana), litchi (Litchi
chinensis
), agrumes (Citrus sinensis), sarrasin (Fagopyrum esculentum),
l’arbre à papier (Melaleuca leucadendra). Pour ce qui est des
pollinifères: le thé (Camellia sinensis), rhus (Rhus senialata), colza
(Brassica campestris).



La pollinisation dirigée se pratique régulièrement sous serre comme en plein
champ sur les cultures maraîchères comme les fraisiers, concombres etc.....



1700 larves à l’heure............


Le coût de la main d’œuvre assez élevé pour la région (comparable
à celui de l’Europe), fait que les exploitations apicoles sont toutes de dimensions
familiale. De plus, comme partout les jeunes sont de plus en plus attirés par la ville et
son industrie florissante où l’on ne travaille que 6 jours /semaine.



Donc, notre exploitation type est composée de 200 à 250 ruches conduites par
l’homme, la femme et parfois les enfants en période de congés scolaires. La moyenne
sera de 600 kg de gelée par saison. Les plus performants rencontrés à l’Est de
l’île, produisant 950 kg avec 210 colonies ! . Ils travaillent en moyenne 9 h/jour
pendant 9 mois à la production de gelée royale. Le reste de l’année est d’un
rythme moins soutenu, et consacré au miel. Tout cela leur procure un revenu au dessus de
la moyenne du pays et permet de vivre loin de la pollution citadine. Ils semblent
satisfais de leur sort malgré ces journées bien remplies.



Le cheptel est réparti en 3 ruchers distants seulement de quelques km du
domicile. Un petit véhicule bâché fait fonction d’atelier dans lequel
s’effectue toutes les opérations de récolte et de greffage à l’abris du
pillage. Une lampe frontale branchée sur la batterie permet de bien voir les jeunes
larves sur le cadre de couvain.




Sous l’œil de Bouddha...
Tous les jours durant ces 9 mois, 1/3 du cheptel est travaillé pour le
greffage et la récolte de la gelée royale. 3 ou 4 barrettes de 34 cellules en plastique
sont introduites dans chaque ruche. Le transfert des jeunes larves âgées de 2 jours
s’effectue à l’aide d’une aiguille en bambou au "rythme
Asiatique" de 1700 larves/h. par personne, soit le double des performances de nos
meilleurs greffeurs européens.



Trois jours après, la gelée est récoltée à l’aide d’une petite
cuillère en bambou, à une vitesse rivalisant avec nos pompes européennes. En fin de
journée, environ 3 à 4 kg de gelée sont récoltés et entreposés dans le congélateur
en attendant l’expédition vers le Japon ou l’Europe. Trois jours après, ce
même rucher subira la même opération.

Récolte en famille


Les ruches sont de type Langstroth 10 cadres, travaillées avec une grille à
reine verticale flottante. Deux cadres de couvain dans la partie orpheline sont placés de
chaque côté du cadre de barrettes de cupules. A chaque manipulation, un nourrissement
systématique au sirop de sucre (fructose-glucose) est effectué (30 kg/ruche/an), et
pendant la saison des pluies, un apport en pâte protéiné composé de 50% de pollen de
thé ou de colza, 50 % de farine de soja le tout mélangé avec un peu de miel.



Toutes ces colonies sont peuplées d’abeilles italiennes (Apis
mellifera ligustica
) particulièrement douces, et sélectionnées avec succès
pendant de nombreuses années pour leur rendement élevé en gelée royale (0.4 g par
cellule). D’après nos collègues taiwanais, le caractère génétique propre à la
récolte du miel serait incompatible avec celui de la production de gelée royale.



Concernant les maladies, la varroase est traitée avec des inserts Apistan. Le
second soucis de nos collègues taiwanais est la loque américaine. Comme dans les autres
pays, ils ont recours aux antibiotiques. Par contre l’île est indemne
d’acariose et a très peu de nosémose ou de mycoses.




L’affaire est dans le sac
Si le miel ne représente que 4000 T de production/an, la gelée royale est de
plus de 350 T/an. Cela en fait le second producteur après la Chine populaire qui elle en
produit 600 T/an avec les mêmes méthodes de travail. 50 % de cette production est
exportée vers le Japon et l’Europe, le reste consommée localement.


La gelée taiwanaise réputée de meilleure qualité que celle produite en
Chine ou Thaïlande sera vendue plus de deux fois plus cher sur le marché international
soit environ 70 US $/Kg. Par ailleurs, il semble que les connaisseurs fassent une
différence sur le plan gustatif en fonction du lieu de production. Le type de flore et de
miellée pendant la récolte de gelée doit modifier le goût de celle-ci, et il faut
reconnaître que celle produite dans la belle île est particulièrement douce et
agréable au goût.



600 ruches en avion............


Les techniques de production de la gelée royale furent principalement
développées au Japon dans les années 40. N’oublions pas que ce pays reste
aujourd’hui le premier importateur de gelée avec plus de 400 T/an . Puis, le coût
de la main d’œuvre devenant de plus en plus élevé, les japonais sont allés
former et installer des apiculteurs à Taiwan. Ironie du sort, aujourd’hui les
taiwanais se retrouvent dans le même cas de figure que les japonais il y a 50 ans et
s’en vont créer des unités de production en Chine et en Thaïlande pour les mêmes
raisons. C’est ainsi que l’un des plus importants personnages du monde de la
gelée royale en Asie, Mr Chen, a transporté par avion 600 ruches complètes de Taiwan
jusqu’au Nord de la Thaïlande; une grande première. De cette embryon
d’exploitation a été créée une unité de production de gelée de 2000 colonies
appliquant aujourd’hui la même recette décrite précédemment.



Au département entomologie et biologie de l’Université de Taipei, les
chercheurs travaillent également sur l’abeille. C’est ainsi qu’ils ont
démontré que la gelée lyophilisée avait perdu la plupart de ces composants. En effet,
des jeunes larves nourries avec cette gelée lyophilisée reconstituée ne pouvaient
survivre. Les méthodes d’analyses se perfectionnent également, et aujourd’hui,
on peut déterminer avec précision l’origine géographique des gelées.



Un plat de choix.............


La consommation locale de gelée fraîche reste importante avec plus de 150
T/an. La diététique et la médecine chinoise par ailleurs très liées, conseille une
alimentation saine et équilibrée favorisant cette consommation. Alors qu’en Europe
on préconise 1 g/jour, en Asie c’est pas moins de 10 à 20 g/jour que l’on
prend le matin à jeun pour ceux qui en ont les moyens financiers.




Plat royal aux larves de reines
Les jeunes larves royales récoltées avant pompage feront le bonheur des
grands restaurants. Agées de 3 + 2 jours, les fins gourmets attachés aux traditions les
mélangent tout simplement dans une omelette. On peu également en faire une préparation
avec du vin.


En parcourant ces exploitations, on remarque tout de suite une organisation du
travail irréprochable. D’autre part, l’une des choses les plus remarquables
reste le travail de sélection de cette abeille très productive effectuée au cours de
plusieurs décennies. Tout ceci, cumulé avec un climat et une flore dessinés sur mesure,
fait de Taiwan l’endroit idéal pour la production de gelée royale.



Gilles FERT

Admin
Admin

Messages : 143
Date d'inscription : 27/08/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://apic.roll.tv

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum