apiculture apicole

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Haute saison au rucher

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Haute saison au rucher

Message par Admin le Sam 13 Aoû - 15:28

De la dernière récolte en passant
par la visite de fin d’été, l’apiculteur est toujours sur la brèche. Pendant ce
temps, les populations de nos colonies décroissent alors que celles de varroa au
contraire explosent. Il y a risque dans la ruche si les traitements sanitaires
tardent à venir rétablir l’équilibre supportable abeilles/varroas. Des cellules
déjà, montrent de jeunes avettes dont la mission sera différente de celle de
leurs sœurs aînées. A elles d’assurer d’abord le passage hivernal dans les
meilleures conditions, puis la prise en charge du premier couvain au prochain
printemps. Conscients de la difficulté de cette tâche, notre ami débutant est
bien décidé à les aider. Nous allons voir comment.


DERNIERES
RECOLTES


Hormis quelques miellées spécifiques connues et attendues (bruyère …), il n’y a
plus grand chose à espérer. Les hausses peuvent être retirées, selon les
conseils prodigués dans la Page des Jeunes de juin n° 915 de l’Abeille de
France. Si d’aventure, quelques rentrées de nectar se présentaient, elles
compléteraient utilement les provisions d’hiver.Désormais, il faut penser à
pratiquer les nourrissements éventuels et traiter varroa.

LA
VISITE D’AUTOMNE


La visite de printemps nous renseigne sur l’état des colonies à la sortie de
l’hiver, ce qui nous permet de les mettre en condition de produire.
La visite d’automne non moins importante, permet de vérifier l’état des colonies
après la production et nous conduit à apporter ce qui lui manque pour
l’hivernage. Le mode opératoire est le même qu’au printemps et on doit
rechercher les mêmes choses. Aussi le débutant pourra-t-il se reporter à la page
des jeunes du numéro 913 d’avril, dans laquelle la visite a été décrite. Outre
ce qui est indiqué dans cette Page des Jeunes, nous profiterons de cette visite
pour mettre en place le traitement antivarroa.


LE
NOURRISSEMENT AUTOMNAL


Il ne concerne que les colonies nécessiteuses, celles qui ne possèdent pas une
quinzaine de kilos de miel à la fin août. Comment estimer cette valeur ?


Mettons à part la solution de peser les ruches en fin d’été : encore faut-il en
connaître la tare (poids de la ruche vide + celui des cadres vides + celui des
abeilles) et disposer d’une balance ou d’un peson.
Plus facilement, on peut lors d’une visite, estimer cadre par cadre les surfaces
de miel operculé. La somme de ces surfaces est ensuite comparée à celle d’un
cadre de corps totalement plein qui pèse environ 4 kg. A partir de cette base,
on en déduit ce qu’il manque pour atteindre la valeur de 15 kg.

Si le résultat est supérieur à l’objectif, il n’y a pas lieu de nourrir. S’il
est inférieur, on offrira à la colonie ce qui lui manque sous forme de sirop
concentré du commerce ou fait maison, en rajoutant 20 % de son poids environ
pour compenser les pertes attribuées au travail des abeilles qui transforment le
sirop en équivalent miel.

Si le sirop apporté n’a pas les qualités spécifiques du miel, ce type de
nourrissement présente l’avantage d’éviter le pillage. Le nourrissement (sirop
ou miel) provoque une accélération de ponte bienfaitrice, ce qui se traduira par
des naissances d’abeilles d’hiver en grand nombre.


Ce sont elles qui assureront la dure période d’hivernage et plus tard l’élevage
printanier. Comme on sait que nos protégées aiment vivre dans l’opulence, il n’y
a pas de risque à dépasser l’objectif fixé, à condition de ne pas exagérer. Dans
ce cas et par manque de place, un blocage de ponte produirait l’effet inverse de
celui escompté.

RESSERRER
LES COLONIES




Nous constaterons sûrement au cours de cette ultime visite
des colonies faibles, n’occupant pas la totalité du volume de leur ruche. Pour
celles occupant 7 à 8 cadres, il est préconisé de supprimer les cadres délaissés
et de cloisonner la colonie au moyen d’une partition (cadre de bois ou de
matière isolante faisant office de paroi mobile). La colonie resserrée se sent
mieux, utilise moins d’énergie (du miel) pour chauffer un volume plus petit,
cela va de soi.


Les colonies ne couvrant que 6 cadres ou moins, auront de sérieuses difficultés
à hiverner. Il est préférable pour elles, de les regrouper ou de les loger en
ruchettes, endroit où les abeilles seront confinées, à condition que leur reine
soit encore prolifique.






REGROUPER
LES COLONIES FAIBLES


Une colonie peut être faible en fin d’été pour diverses raisons : elle est ou
elle a été malade, elle possède une reine âgée, elle a essaimé tardivement, elle
a subi un blocage de ponte par excès ou manque de provisions … Dans le premier
cas et s’il constate une anomalie, le débutant fera appel à l’agent sanitaire
local qui prendra la juste mesure. Dans le deuxième cas, celui de la reine âgée,
le regroupement avec une colonie possédant une jeune reine, la vieille reine
étant sacrifiée, s’impose.

On peut éventuellement changer la reine mais la colonie n’aura probablement pas
de temps de se refaire une santé.Dans le dernier cas et avant regroupement, il
faut supprimer la cause du blocage de ponte, soit en apportant le nourrissement
nécessaire (cas d’une colonie sans provision), soit au contraire en remplaçant
un ou plusieurs cadres de provisions par des cadres bâtis vides ou presque.

Après cette première intervention et au bout d’une quinzaine de jours environ,
on revisitera la colonie et on classera définitivement en faible (vieille reine
avec peu de couvain) ou « remise sur pied » si le couvain est abondant, la reine
certainement jeune ayant bien pondu. Quelle que soit la raison du blocage de
ponte, le regroupement reste préconisé. Comment procéder ?


Deux situations
peuvent se présenter.

Les colonies sont côte à côte. L’opération est immédiatement possible.

Elles sont éloignées l’une de l’autre. Si aucun obstacle ne les sépare, on
peut les rapprocher journellement de 20 à 30 cm jusqu’au moment où elles seront
proches. Si cette manœuvre n’est pas possible, il faut envisager d’en déplacer
provisoirement une dans un rucher éloigné de plus de 3 km et de la ramener au
bon endroit après 15 jours environ. On peut aussi en endormir une, afin de lui
ôter toute mémoire et notamment celle de son emplacement. Durant son sommeil, on
la déplacera et on la positionnera à proximité de celle avec qui elle sera
réunie. Dès que ces manœuvres d’approche seront effectuées, le regroupement
pourra s’opérer, le soir ou le matin à l’aube, quand toutes les butineuses sont
dans la ruche.


Il

est indispensable que l’une des deux ruches possède un fond amovible.
Quelques
heures avant l’opération, on supprimera la reine défectueuse.
Maintenant,
l’intervention peut commencer : on découvre la ruche receveuse
(orpheline ou
pas) et on l’enfume par le haut de façon à repousser les abeilles vers
le fond.
On étale un papier journal sur toute la surface, à la place du
couvre-cadres. On
désolidarise la ruche à déplacer de son fond et en enfume les abeilles
par le
trou de vol pour les faire monter. On place alors cette ruche sur celle
recouverte de papier journal. Bien entendu, le trou de vol de la ruche
supérieure est obstrué de façon à ce que les abeilles soient enfermées,
prisonnières.

Le couple formé par ces deux ruches superposées est maintenu tel quel, tant que
les abeilles n’auront pas grignoté et éliminé tout ou partie du papier journal
et fusionné tranquillement sans bataille. On peut observer des débris de papier
sur la planche de vol. Pendant ce temps, la reine est acceptée généralement sans
problème par la colonie orpheline. On peut alors regrouper dans une même ruche
l’ensemble des cadres de couvain haut et bas, lesquels seront encadrés d’un ou
deux cadres de pollen et miel.

S’il reste des cadres de couvain excédentaires, ils peuvent après avoir été
brossés de leurs abeilles, être donnés à une colonie déficitaire. La nouvelle
colonie ainsi formée sera en état d’hiverner avec la meilleure des deux reines
originelles ; alors que séparément, elle n’aurait certainement pas passé
l’hiver.


ENDORMIR
LES ABEILLES

Ce
n’est pas un canular, on peut endormir les abeilles. Pour quelle raison le
fait-on ? Le fait d’endormir une colonie lui enlève certaines notions comme
celle de son emplacement, de la reconnaissance de sa reine, voire celle de son
orphelinage.

L’opération n’est pas très compliquée à réaliser mais nécessite un peu d’audace.
Le somnifère administré n’est autre que du nitrate d’ammonium, vendu dans le
commerce apicole. Il se présente sous forme de granulés blancs que l’on brûle
dans l’enfumoir pour obtenir du protoxyde d’azote.

L’opération se pratique le soir lorsque toutes les butineuses sont rentrées. On
jette alors dans l’enfumoir bien chaud une cuillère à café de nitrate. Au bout
de quelques instants, il s’en dégage une abondante fumée blanchâtre. C’est le
moment d’envoyer par le trou de vol et sous le couvre-cadres, 3 ou 4 bouffées de
cette fumée, sans actionner le soufflet, la fumée se dégage toute seule. Les
abeilles sont alors comme paralysées et certaines tombent même au fond de la
ruche. Elles sont inertes pour environ 10 à 15 minutes et au réveil, elles
auront perdu la mémoire.

Cela donne du temps à l’apiculteur pour entre autres déplacer la ruche au profit
d’un autre emplacement, sans prendre le risque de perdre les butineuses. A ceux
qui seraient tentés d’essayer cette pratique apicole, il est conseillé d’envoyer
dans la ruche la fumée blanche du début de combustion, car au bout de quelques
instants, lorsque la température dans l’enfumoir augmente, il se dégage une
fumée brunâtre, contenant du péroxyde d’azote, dangereux pour les abeilles.

TRAITER
VARROASE


Quoi
qu’en disent certains, la varroase reste une des grandes plaies de l’apiculture,
responsable de la mort de milliers de ruches, ceci pour la partie émergée de
l’iceberg. Mais invisibles et insidieux sont les effets des multiples piqûres de
varroa. Ils introduisent dans l’organisme des larves et des abeilles, de
nombreux agents (virus, bactéries …) présents naturellement dans la ruche. Si
ceux-ci ne présentent pas de danger particulier tant qu’ils sont hors de
l’organisme, ils vont devenir pathogènes à des degrés divers, dès qu’ils y
seront introduits.

A cela s’ajoutent les effets négatifs d’un environnement floral souvent pollué
(grandes cultures), une nourriture peu diversifiée (nectar et pollen). Tout cela
avec varroa en prime, crée un ensemble qui agit défavorablement sur les défenses
immunitaires de nos abeilles. C’est pourquoi, l’apiculteur et le débutant en
particulier doivent rester vigilants face à la varroase, maladie qui n’est pas
banale et qu’aucun médicament ne peut éradiquer à ce jour. Il faut vivre avec et
tout faire pour en limiter les dégâts.

C’est le Groupement de Défense Sanitaire Apicole (G.D.S.A.) qui donne les
consignes de traitement et qui distribue les médicaments vétérinaires
nécessaires. C’est déjà une bonne raison d’appartenir à un groupement syndical apicole, généralement associé au
G.D.S.A. local ; ainsi fera-t-on l’économie d’une consultation chez le
vétérinaire dont le montant des honoraires pour une ordonnance serait trop lourd
pour le propriétaire d’une ou deux ruches. Il existe un certain nombre de
médicaments connus dans le monde apicole pour traiter la varroase. Seuls trois
d’entre eux ont obtenu une Autorisation de Mise sur le Marché (A.M.M.) en France
: APISTAN, APIVAR, APIGUARD. Nous nous limiterons donc à donner notre propre
opinion sur chacun d’entre eux, les ayant testés sans à priori, sur le terrain,
en Haute-Savoie.

Apistan : (molécule : fluvalinate).
Ce produit a donné au début de son utilisation d’excellents résultats. Au fil du
temps, il a perdu progressivement de son efficacité (en France et chez nos
voisins étrangers). C’est la raison pour laquelle il a été délaissé il y a une
dizaine d’années ou plutôt qu’il a été mis en réserve. Il n’est pas impensable
qu’à terme, il puisse de nouveau être réutilisé pour une courte période, avec
une surveillance attentive de son efficacité, sous contrôles d’agents
sanitaires. Pour notre département de Haute-Savoie, un test sera pratiqué dans les 5
ruchers-écoles en 2005, avec un protocole défini par le G.D.S.A. (positionnement
des lanières, comptage régulier des varroas recueillis sous les planchers
grillagés, contrôle d’efficacité hivernal en période hors couvain …). Affaire à
suivre.

Apivar : (molécule : Amitraze).
Ce médicament a pris la relève mais d’emblée son efficacité n’a pas égalé celle
d’Apistan. Apivar étant donc le seul produit autorisé utilisable, faute de
concurrence à cette époque, il a fallu mettre en place des contrôles
d’efficacité en période hors couvain, pour pallier cette hétérogénéité de
résultats, qui restent cependant satisfaisants faute de mieux et à quelques
exceptions près.

Actuellement et parmi les produits ayant une
A.M.M., ce sont les lanières Apivar
qui sont probablement les plus utilisées dans notre pays.Nota : Apistan
et Apivar se présentent sous forme de lanières à insérer pour un
traitement en une fois, à raison de 2 par ruche, entre 2 cadres et de
part et
d’autre de couvain.

Apiguard : (molécule : Thymol). C’est le dernier-né des trois produits
autorisés. Sa mise en œuvre est un peu plus compliquée puisqu’elle implique de
créer une chambre d’évaporation sous le couvre-cadres. De plus, le traitement se
pratique en deux temps, ce qui oblige d’ouvrir deux fois la ruche, à 15 jours
d’intervalle. Pendant son utilisation, il importe que la température extérieure
ne soit pas inférieure à 20° et ce n’est pas toujours gagné en zone froide ou en
altitude. A l’opposé, par forte température, l’évaporation brutale du thymol en
début de traitement peut parfois faire sortir les abeilles de la ruche. Elles
forment la barbe qui se résorbe au bout de quelques heures. A son actif, le gros
avantage de ce traitement est celui d’être plus respectueux de l’environnement
(pour les abeilles et pour les produits de la ruche).

Quand faut-il traiter ?
Dès le retrait des hausses et si possible dans la 2ème quinzaine d’août. C’est à
cette époque de l’année et dans la majeure partie de notre pays que les colonies
vont générer les premières abeilles d’hiver. Elles auront pour mission
d’assurer, comme nous l’avons déjà dit, la difficile fonction d’hiverner et
ensuite celle d’élever le premier couvain printanier.

Il va de soi que ces abeilles doivent être parfaitement saines, exemptes de
piqûres répétées et délétères de varroa. Peut-on trouver meilleur alibi pour
inciter tous nos collègues à traiter de bonne heure et mieux encore, tous
pendant la même période, pour éviter des réinfestations provenant de ruchers
traités tardivement ?


A
LA MIELLERIE


Tout comme pour les premières récoltes, le dernier miel extrait doit
obligatoirement passer dans le maturateur. En effet, lors de la dernière
extraction, certains cadres n’étaient peut-être pas totalement operculés et
contenaient de fait du nectar en cours d’évaporation dont la densité est
inférieure à celle du miel « pur ». Pendant la période de maturation, ce miel
trop chargé d’eau, remonte vers la surface du maturateur. On le retrouvera dans
les derniers pots qui ne doivent pas être commercialisés, par sécurité. Ce miel
risque de fermenter et de présenter dans des pots une séparation de phase
typique d’un miel trop riche en eau. Outre la qualité douteuse du produit,
l’image de marque est mise à rude épreuve, notamment dans des pots transparents
où le moindre défaut, même négligeable, se détecte. Ces derniers pots emballés
seront consommés en priorité dans le cadre familial.


LECHAGE
/ STOCKAGE DES HAUSSES


Après l’extraction, les cadres de hausse restent mouillés de miel. Certains les
stockent en l’état au risque de voir ce reliquat de miel fermenter
ultérieurement. Mais généralement, les apiculteurs font lécher les cadres par
les abeilles. D’une part, celles-ci nettoient parfaitement les cires et d’autre
part, elles bénéficient d’une mini manne qui dope les reines.

Il
existe 2 méthodes couramment employées pour faire lécher les hausses. La
première que je qualifierai de « sauvage » consiste à déposer les hausses à
l’air libre. Très rapidement, car nous sommes en période de disette, des
milliers d’abeilles et des insectes divers convergent sur le butin et tentent de
se l’approprier, non sans quelques bagarres. Au rucher, c’est l’effervescence et
il est préférable de ne pas trop s’y attarder sans protection. Il y a risque de
provoquer un pillage inter-ruches, voire inter-ruchers. L’agressivité de défense
naturelle des abeilles se transforme alors en agressivité pure et même offensive
et dans ce cas, gare à tous ceux qui s’aventurent volontairement ou non près des
ruchers. Cette méthode est à proscrire.


La deuxième méthode, plus rationnelle, consiste à déposer la ou les hausses sur
une ou plusieurs ruches, en choisissant de préférence celles qu’il est
nécessaire de voir se développer. Un nourrisseur est intercalé. Après quelques
jours, le matin on récupère les hausses sans même avoir à enfumer Les hausses,
une ou deux par colonie, seront placées le soir pour éviter toute agitation.
Après 2 ou 3 jours, on peut les retirer et les remplacer. Les abeilles ont
nettoyé les alvéoles et les ont remises en état. On pourra stocker alors les
hausses en gardant à l’esprit que la larve du papillon Melonella communément
appelée fausse-teigne, peut venir squatter ces rayons et s’y développer.

Qui a subi les dégâts provoqués par ce prédateur s’en souvient ! Au printemps
suivant, les cires sont réduites en charpie, polluées d’excréments. Elles sont
inutilisables. La cire n’est même pas récupérable. Comme se protéger de la
fausse teigne ?


3 possibilités sont ordinairement proposées :

un insecticide chimique :
Le paradichlorobenzène (PDCB) ; bien que vendu dans le commerce apicole, cet
insecticide qui se présente sous forme de boules est réputé cancérigène. Nous le
déconseillons, sachant aussi qu’il subit une interdiction en Suisse.


un insecticide biologique :
Le B 401 vendu aussi dans le commerce apicole. Ce produit à base de Bacillus
thuringiensis élimine les larves de la fausse teigne et il est, d’après le
fournisseur, sans risques pour l’homme et l’abeille. Le B 401 doit être
pulvérisé sur les deux faces des cadres, ce qui assure une protection pour un
hiver.

une méthode de stockage :
Les hausses sont stockées en piles, à l’ombre et à l’abri des intempéries, selon
le schéma ci-après. L’effet « cheminée » crée un courant d’air et empêche le développement de la
fausse-teigne. Dans notre région, cette méthode (gratuite !) convient très bien,
l’ayant personnellement utilisée depuis de nombreuses années avec succès.


A fin août, la saison apicole est quasi terminée. Comme le temps passe vite !
Aura-t-elle été à la hauteur de nos espérances. L’essaimage important subi ce
printemps – autre plaie de l’apiculture – aura-t-il eu une incidence notable sur
la production ? Il est trop tôt pour répondre. Ce qui est certain, c’est que les
mesures que nous avons prises en fin d’été, regroupements, nourrissements,
traitements sanitaires produiront leurs effets positifs pour l’année prochaine.

Gouverner, c’est prévoir, dit-on et pour nous, c’est déjà prévoir 2006.


<blockquote>

B. CARTEL


</blockquote>

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