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LE VARROA des ABEILLES

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LE VARROA des ABEILLES

Message par Admin le Ven 26 Aoû - 11:30

LE VARROA des
ABEILLES !
(Varroa jacobsoni,
Arachnidé Gamasidae)


Préambule Bien que les insectes et les acariens soient des arthropodes
(= animaux à pattes articulées) nous rappellerons
que les acariens ne sont pas des insectes, mais des arachnides, et
qu'à ce titre ils sont voisins des araignées, et des
scorpions. Entre autres caractères morphologiques
différenciant les acariens (et donc les arachnides) des
insectes, nous citerons le plus évident, à savoir la
présence de 4 paires de pattes, alors que les insectes en
ont toujours 3. A signaler toutefois que ce caractère ne
vaut que pour l'acarien adulte car les larves sont dites
hexapodes, puisque dotées de 6 pattes et non de 8! Généralités
sur le Varroa



Le Varroa (Varroa jacobsoni) est un acarien d'origine
asiatique qui a été découvert en France en 1982.
Il est maintenant bien connu des apiculteurs, du moins pour les
dégâts qu'il peut occasionner dès lors qu'il tend
à pulluler. Ce parasite de la famille des Gamasidés
s'attaque aux abeilles adultes, mais également aux larves et
aux nymphes, autrement dit au couvain. Comme tout parasite le Varroa
vit aux dépens de son hôte, et dans la mesure où
une même abeille peut en héberger plusieurs, on imagine
aisément que ladite abeille finisse par dépérir,
et même à périr tout court. Au niveau du couvain
cette acariose génère souvent des malformations, ce qui
hypothèque le devenir de l'insecte, et à terme celui de
la colonie. Suite à une prolifération
sévère, et non traitée, une ruche peut se voir
totalement dépeuplée en quelques années. La
petitesse du parasite ajoute évidemment au caractère
insidieux de son attaque, et bien souvent ce type d'acariose est
découvert à un stade déjà
avancé.



Morphologie



Par sa forme générale le Varroa ressemble à
un minuscule crabe "tourteau" ou "dormeur" (Cancer pagurus)
dont la taille serait de l'ordre du mm. La comparaison s'arrête
là car le Varroa est très aplati et doté de
pattes à la fois très courtes, et très
puissantes. Elles permettent au parasite de se déplacer au
sein de la ruche, mais surtout de s'agripper sur l'hôte et de
s'y installer pour consommer (tout en se laissant véhiculer
à l'occasion!). Pour finir le Varroa est doté d'un
rostre acéré qui lui permet de perforer les
téguments de l'abeille, et de puiser ainsi au plus vif de son
"garde-manger".



Prévention &
traitement.




La prévention passe par
l'élevage de souches d'abeilles en quelque sorte
"résistantes", ou plus exactement aptes à se
débarrasser du parasite, et par le fait à plus ou moins
l'éliminer. Elle passe également par l'examen minutieux
des ruchers, ou par celui des abeilles mortes de fraîche date,
ce qui peut permettre de déceler l'acariose avant qu'elle ne
se généralise.




Les traitements chimiques (acaricides)
constituent pour l'heure la seule parade, mais leur efficacité
est rarement effective à 100 %, d'autant que l' "accoutumance"
finit par induire des souches plus ou moins résistantes
(*). En
pareil cas l'apiculteur est souvent tenté d'augmenter le
dosage, ou la fréquence des traitements, mais il est
préférable de changer de produit, et plus exactement de
principe actif. Bien entendu, et c'est là une évidence,
tout traitement doit être compatible avec la vie même des
abeilles, mais également avec la qualité gustative et
sanitaire du miel.




Au final, et même si les acaricides ne
sont pas forcément la panacée, ils permettent le plus
souvent de ramener le taux de "parasitage" à un niveau
acceptable en regard du développement normal d'un rucher, et
donc de sa production mellifère.



(*) le phénomène est
bien connu, et il vaut en de multiples domaines. Le cas des
moustiques est à cet égard très
symptomatique, car l'émergence de souches
résistantes d'Anophèles pose bien souvent de
réels problèmes dans les pays et régions
où la malaria (= paludisme) sévit.
Gros plans sur le
Varroa



Là encore le MEB (Microscope Electronique à
Balayage) permet d'obtenir des clichés inhabituels, lesquels
devraient intéresser les apiculteurs, mais aussi tous les
"curieux de Nature".





Varroa jacobsoni: face
dorsale (gauche) & ventrale (droite).

(X 55)


Détail de zone buccale:
rostre (flèche) entouré des
palpes.

(X 200)


Varroas (flèches) "in
situ" sur l'abdomen d'une abeille domestique

(X 10 &
24)



Sur ces derniers clichés on voit
très nettement que la forme aplatie des parasites permet
à ces derniers de s'insinuer sous les plaques ventrales de
l'abeille afin d'atteindre les membranes inter-segmentaires, plus
fines et moins dures, pour y planter leur rostre et ainsi se
sustenter.




cette page est indexée
par

...le site apicole mondial !


et par les
éditions ATLANTICA-SEGUIER


A noter la sortie d'un ouvrage
consacré au Varroa,

et écrit par deux
"monuments" de l' acarologie.

Pour en savoir
plus:
cliquez
ici

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